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Troubles de la thyroïde : les plantes sont presque toujours d’un grand secours

Rédigé le 04/09/2025
Loic Baumea


Près de 10 % des Français souffrent de problèmes de thyroïde, majoritairement des femmes de plus de 40 ans. La problématique majeure reste l’hypothyroïdie, moins grave et dangereuse que l’hyperthyroïdie, mais tout aussi gênante au quotidien. La prise en charge de ces dysfonctionnements thyroïdiens est souvent incomplète et inadéquate en France, alors que la phytothérapie peut être d’un grand secours. La phytothérapeute Caroline Gayet vous dit quelles plantes utiliser, dans quels cas, et à quelle dose.

En France, de nombreux professionnels de santé, dont je fais partie, déplorent la prise en charge des dysfonctionnements de la thyroïde, puisque nous avons énormément de difficultés à obtenir les bons dosages biologiques permettant d’objectiver un souci et de vérifier l’efficacité de nos mesures.

Après une présentation succincte de la physiologie de la thyroïde, je vous indiquerai des prises en charge type en phytothérapie des dysthyroïdies, dans leurs formes frustres ou auto-immunes.

Physiologie de la thyroïde

La thyroïde est une glande qui nous est vitale tant elle régit de fonctions dans notre organisme. Située dans la gorge, en bas du cou sur la partie avant, derrière la trachée et devant le larynx. Elle a la forme d’un papillon puisqu’elle est constituée de 2 lobes reliés ensemble par l’isthme. Elle appartient au système endocrinien comme les glandes surrénales, le pancréas, les gonades (ovaires et testicules), le thymus et les parathyroïdes qui sont présentes de part et d’autre de la glande.

La thyroïde intervient dans la thermorégulation (maintien à 37 °C), dans la digestion (vidange gastrique), le transit intestinal (activation du péristaltisme), la beauté des phanères (peau, ongles, cheveux et pilosité), les métabolismes protidiques, glucidiques et lipidiques (gestion du poids), la fonction cardiaque et rénale, l’humeur et les processus cognitifs (attention, vigilance, concentration, apprentissage) et le métabolisme du fer.

Elle exerce son action sous l’influence de l’hypothalamus et de l’hypophyse dans le cerveau qui produisent de la TSH (pour « Hormone Thyréo Stimulante ») qui va stimuler la thyroïde afin qu’elle puisse produire grâce à de l’iode deux hormones thyroïdiennes : la T4 pour Tétra-iodothyronine, une forme inactive à 90 %, et de la T3 pour Tri-iodothyronine, une forme active pour 10 %. La T4 se convertit en forme active T3 grâce à des cofacteurs que sont le sélénium, les vitamines D, A, B9 et le zinc. Ces hormones agissent sur toutes les fonctions précitées en venant se fixer sur des récepteurs présents sur quasiment tous les tissus de notre corps.

La thyroïde peut gonfler et former un goitre plus ou moins gênant et douloureux en hypo comme en hyperthyroïdie. Des petits nodules peuvent aussi apparaître. L’argile verte utilisée en cataplasme sur la glande, mais aussi consommée directement par voie orale, aide alors à s’en débarrasser.

Les recommandations officielles de la Haute Autorité de Santé, la HAS, pour évaluer la fonction thyroïdienne se basent uniquement sur un dosage de la TSH, qui est clairement insuffisant. Idéalement, nous devrions avoir un dosage de la TSH, la T3, la T4, et de la T3 reverse, car parfois la transformation de T4 en T3 s’opère mal. Une iodurie et les dosages des deux anticorps Anti-ThyroPeroxydase (TPO) et Anti-ThyroGlobuline (TG), tout comme une évaluation des statuts en fer, zinc, sélénium, vitamines D et A, devraient venir compléter l’examen… Choses que nous n’avons jamais !

Ceci explique les retards de diagnostics, les errances médicales dans lesquelles les patients se retrouvent avec des symptômes cliniques nombreux, même s’ils présentent des bilans sanguins dans les normes des fourchettes.

Dans le cas des maladies auto-immunes, on observe que les deux anticorps cités (TPO et TG) sont nettement augmentés. Cela signifie que le système immunitaire attaque la glande thyroïde et contribue à son dysfonctionnement. La prise en charge allopathique classique pour une forme frustre ou une forme auto-immune de dysthyroïdie est identique : lévothyrox pour les hypothyroïdies et néomercazole pour les hyperthyroïdies.

L’hypothyroïdie, forme frustre et auto-immune (thyroïdite d’Hashimoto)


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