Le diabète est considéré comme la troisième cause de décès dans les pays développés, après les maladies cardiaques et le cancer – dont il peut être à l’origine. Les maladies cardiovasculaires sont notamment la première cause de décès des diabétiques. Non prise en charge, cette maladie peut entraîner des complications qui peuvent sévèrement impacter la santé et le quotidien des malades. Pourtant, certaines plantes se révèlent être de précieuses alliées pour accompagner le traitement de cette « maladie du sucre ».
En France, le diabète est une maladie « chronique » qui affecte près de 4 millions de personnes. Il touche plus fréquemment les hommes que les femmes, sauf dans les territoires d’outre-mer. En 2020, un homme sur cinq âgé de 70 à 85 ans et une femme sur sept âgée de 75 à 85 ans prenaient un médicament contre le diabète.
Fait important, le diabète de type 2 peut être longtemps méconnu. D’après une récente enquête, la fréquence d’un diabète « non diagnostiqué » parmi les adultes âgés de 18 à 74 ans, est estimée à 1,7 %, et celle d’un prédiabète – c’est-à-dire avec une glycémie élevée, malgré tout inférieure au seuil de diabète – de 9,9 %.
Il s'agit de l'un des troubles « métaboliques » les plus répandus, qui est maintenant décrit comme une « maladie du mode de vie ».
4 types de diabète à ne pas confondre
On distingue :
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le diabète gestationnel, qui apparaît chez certaines femmes durant la grossesse et qui disparaît après l’accouchement. Il accroît le risque de complications à la naissance. Il s’agit cependant d’un symptôme d'avertissement d’apparition future d’un diabète de type 2, d’un syndrome métabolique ou d’une maladie cardiovasculaire ;
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le diabète de type 1, qui représente 6 % des cas de diabète. Il apparaît, en général, dans l’enfance ou l’adolescence. Il s’agit d’une maladie auto-immune qui résulte de la perte des cellules β-pancréatiques et de la production subséquente d'insuline. En premier lieu, sa prise en charge repose sur un traitement à vie par injections d’insuline ;
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le diabète de type 2, qui représente 92 % des cas de diabète. Il apparaît généralement après 40 ans, et sa fréquence augmente avec l’âge. Il s’agit d’une maladie « chronique » qui se déclare lorsque le pancréas ne produit pas suffisamment d'insuline, ou lorsque l'organisme n'est pas capable d'utiliser efficacement l'insuline qu'il produit. Il se manifeste par la présence d’un excès de sucre dans le sang, appelé « hyperglycémie ». On le surnomme d’ailleurs le « diabète sucré » ou « diabète gras » (il est également appelé « diabète non insulinodépendant » (DNID)) ;
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le diabète de type 3 : une glycémie mal contrôlée peut accroître le risque de développer la maladie d'Alzheimer. Cette relation a été identifiée comme si forte que l’on qualifie la maladie d'Alzheimer de « diabète du cerveau » ou de « diabète de type 3 ».
S’il n’est guère probable de guérir du diabète de type 1, il est possible d’agir sur le diabète de type 2 grâce à une prise en charge thérapeutique ciblée, afin de ralentir, voire d’enrayer, son développement.
Les trois états de la glycémie
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Hypoglycémie : < à 0,60 g/litre de sang.
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Glycémie normale : à jeun entre 0,70 g/l et 1,10 g/l OU, 1 h 30 après un repas, < à 1,40 g/l.
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Hyperglycémie à jeun : > à 1,10 g/l.
