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Scrofulaire et harpagophytum : au chevet de vos articulations

Rédigé le 03/09/2025
Caroline Gayet


Les douleurs articulaires nous touchent à tous les âges : des enfants aux douleurs de croissance ou souffrant d’arthrite juvénile, des ados casse-cou qui se réceptionnent mal, des adultes accidentés, des sportifs blessés, des seniors et même des femmes enceintes avec des douleurs du bassin ou un syndrome du canal carpien. Quels sont les remèdes naturels qui existent contre ces douleurs ? Quelles plantes privilégier ?

Nom latin : Harpagophytum procumbens

Famille : Pédaliacées

Noms communs : Harpagophyton, griffe du diable

Partie utilisée : les tubercules

Principes actifs majeurs : iridoïdes (harpagoside)

Formes d’usage : tisane, extrait hydroalcoolique, gélule, poudre, EPS

Propriétés majeures : anti-inflammatoire articulaire, antalgique

 

Nom latin : Scrofularia nodosa

Famille : Scrofulariacées

Noms communs : herbe aux écrouelles, herbe du siège

Partie utilisée : la plante entière

Principes actifs majeurs : iridoïdes (dont harpagoside, aucuboside et hargide), flavonoïdes, acide phénol, hétérosides cardiotoniques

Formes d’usage : tisane, extrait hydroalcoolique, gélule, poudre, EPS

Propriétés majeures : anti-inflammatoire articulaire, antalgique, dépuratif lymphatique cutané, antidiabétique

 

Chute, fracture, entorse, rhumatisme… Le recours aux anti-inflammatoires et antalgiques est souvent recommandé parce qu'ils fonctionnent plutôt bien. Mais ils ne sont pas dépourvus d’effets secondaires. Aussi, se tourner vers la phytothérapie semble être une bonne idée. Plusieurs plantes vont avoir des effets anti-inflammatoires, notamment l’harpagophytum, également nommé « griffe du diable », souvent connu du grand public, et la scrofulaire, qui l’est nettement moins.


D’où viennent les douleurs articulaires ?

On parle d’« arthralgie » pour la douleur d’une articulation, d’« arthrite » si celle-ci est aussi inflammée, de « polyarthrite » si elle touche plusieurs articulations. Les causes de ces douleurs articulaires peuvent provenir de l’articulation elle-même à la suite d’un processus d’usure, de vieillissement, de choc traumatique ou bien de structures proches comme un ligament, un tendon ou un muscle qui serait lésé et ferait souffrir l’articulation la plus proche. C’est le cas lors des bursites, capsulites, tendinopathies et fibromyalgies.

Outre le vieillissement, la sursollicitation ou un choc, des douleurs articulaires peuvent survenir à la suite d’une infection virale, un processus auto-immun (polyarthrite rhumatoïde, lupus, rhumatisme psoriasique, spondylarthrite ankylosante), une infection parasitaire (arthrite de Lyme), un excès d’acide urique (crise de goutte). Certaines douleurs ne se manifestent qu’à l’effort et d’autres dès le repos, ou encore avec la météo, notamment par temps humide. Les douleurs peuvent aussi être symétriques et toucher les deux genoux ou les deux poignets, par exemple.

Le terme « rhumatisme » désigne un processus d’usure articulaire qui correspond à l’arthrose. « -Ose » est le suffixe qui indique un processus dégénératif, c’est-à-dire qu’une fois enclenché, il ne fait qu’évoluer vers la dégradation. Le but est de chercher à freiner ce processus ; dans de rares cas, à revenir en arrière. L’hérédité, le mode de vie, l’alimentation, le métier exercé et le surpoids sont des facteurs de risque, ainsi que le sexe car les femmes sont plus sujettes à l’arthrose que les hommes.

 

L’inflammation est une réaction naturelle


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