Loin du simple mal de tête, la migraine est une véritable maladie du cerveau particulièrement difficile à juguler. La naturopathe Annie Casamayou fait le point sur les dernières découvertes et les solutions pour prévenir et soulager les crises, sans recourir aux médicaments qui assomment.
« J’ai la migraine… » Le terme est souvent utilisé à tort pour parler d’un gros mal de tête, alors que la migraine, ou plus exactement les migraines car il en existe plusieurs types, est une pathologie neurologique à part entière que l’OMS classe au 5e rang des maladies les plus invalidantes et même la 1e cause d’invalidité chez les moins de 50 ans.
La migraine cloue au lit chaque jour en France 50 000 personnes, en majorité des femmes, dans le noir et dans le silence pour quelques heures à plusieurs jours. Ces personnes endurent des douleurs pénibles et des nausées, ce qui bouleverse leur quotidien, ainsi que celui de leurs proches, car elles deviennent indisponibles, incapables de bouger, de réfléchir et de travailler.
À bien des égards, la maladie présente encore des énigmes, cependant la recherche est très active et de nombreuses études tentent d’établir avec précision les causes et les mécanismes neurologiques en jeu et testent des solutions thérapeutiques prometteuses.
Aujourd’hui, il ne faut plus penser qu’il n’y a rien d’autre à faire pour régler le problème que d’éviter les phénomènes déclenchants et d’attendre que ça passe. Diverses options de traitements sont efficaces pour vous libérer de vos crises.
Autant de déclencheurs que de migraineux
La migraine est une des maladies neurologiques chroniques parmi les plus complexes et si vous demandez à dix migraineux quel a été l’élément déclencheur de leur dernière crise, vous obtiendrez certainement dix réponses différentes. Le déclencheur n’est pas identique d’une personne à l’autre, mais aussi d’un jour à l’autre pour une même personne, et très souvent, ils s’additionnent entre eux.
De nombreux migraineux sont par exemple sensibles à la météo, ils savent que lorsque le temps est orageux ou que le vent souffle trop fort, cela annonce à coup sûr une migraine. Pourtant, ils peuvent tout aussi bien traverser la tempête suivante sans problème.
D’autres peuvent se gaver sans risque de sauce soja et de plats chinois, alors qu’un seul cornichon provoquera une crise en quelques minutes. Un jour, un migraineux sautera le déjeuner sans déclencher de crise, alors que la semaine suivante, rien que le fait de dîner un peu trop tard suffira à en générer une.
Chacune de ces situations est propice à la survenue d’une crise. Pour autant, aucune d’elle n’est la cause véritable de la maladie migraineuse. Cependant, elles ont toutes en commun un point crucial, celui d’induire un changement d’état auquel le cerveau des migraineux est sensible et une des choses importantes à faire est d’identifier les facteurs personnels qui déclenchent les crises. Parmi les plus fréquents, on trouve pêle-mêle :
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le cycle menstruel chez les femmes ;
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les infections ;
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la déshydratation ;
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l’alcool ;
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les contrariétés ;
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les soucis et le stress ;
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le manque de sommeil, mais aussi la grasse matinée ;
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le surmenage, mais aussi le repos du week-end, etc.
