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Transition de la ménopause : un programme intelligent pour une seconde vie ?

Rédigé le 12/09/2025
Pryska Ducœurjoly


La transition ménopausique est souvent perçue comme un chaos hormonal, et beaucoup la considèrent comme « le début de la fin » de la féminité. Mais pour la gynécologue Christiane Northrup, auteure de La Sagesse de la ménopause, elle est le fruit d’un programme cérébral intelligent. Son but : libérer la femme de sa mission de reproduction et procéder à son autoguérison. Une étape décisive pour lui permettre de se réaliser pleinement.

« Mais qu’est-ce qu’ils ont tous à attendre dans la cuisine ? Comme s’ils étaient incapables de mettre la table avant que je ne pénètre dans la pièce. […] Pourquoi dois-je encore tout organiser ici ? » Dans son livre best-seller, La Sagesse de la ménopause, paru pour la première fois en 2001 et réédité à maintes reprises, la gynécologue Christiane Northrup raconte les débuts de sa transition hormonale, marqués par les accès d’irritabilité d’une mère jusque-là dévouée. Selon elle, ces manifestations émotionnelles sont autant de signaux qui indiquent que le cycle de fertilité biologique est en train de céder la place à une phase de transformation profonde, où le corps et l’esprit s’affranchissent peu à peu des impératifs de la reproduction.

Dès le début de la quarantaine

Contrairement à une idée reçue, cette transition s’amorce dès le début de la quarantaine. Elle s’étend donc sur une dizaine d’années. Christiane Northrup explique que la chute progressive des œstrogènes et de la progestérone au cours de cette décennie modifie la chimie cérébrale, influençant l’humeur, la mémoire et les priorités de vie. L’entrée dans la ménopause signe l’aboutissement d’un long processus où l’énergie autrefois tournée vers les autres s’est redéployée vers soi. Basé sur sa pratique clinique, son ouvrage a grandement contribué à la compréhension de cette transition hormonale et à son impact psycho-émotionnel, permettant à des dizaines de milliers de femmes de se réconcilier avec leur biologie.

Et alors que certains médecins ont parfois tendance à médicaliser les femmes au cours de cette transition, avec des antidépresseurs, des somnifères, des antiacides ou des antalgiques, cette pionnière de l’approche holistique de la santé féminine plaide pour une meilleure connaissance des mécanismes à l’œuvre, afin de mieux vivre cette période.

Distinguer la préménopause de la périménopause


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